Le commerce des espèces animales et végétales protégées est réglementé par la Convention de Washington du 3 mars 1973 dite convention CITES, le Règlement (CE) n° 338/97 du Conseil du 9 décembre 1996 relatif à la protection des espèces de faune et de flore sauvages et, au niveau national, par le code de l’environnement ainsi que par l’arrêté du 30 juin 1998 fixant les modalités d'application de la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction.
Le commerce des espèces les plus menacées, inscrites sur l’annexe A du règlement communautaire susvisé, est interdit, sous réserve des dérogations pouvant être accordées sous forme de certificats (les CIC) délivrés sur la base de critères propres à chaque espèce.
Il en va ainsi des rhinocéros dont les cornes font l’objet d’un trafic illicite intense. Leur commerce est soumis à une interdiction de principe. Cette interdiction ne concerne pas les spécimens travaillés qui ont été acquis avant le 1er juin 1947. En outre, il est possible de vendre des spécimens dotés d’un certificat CIC, étant entendu que ce CIC ne peut être délivré qu’à des spécimens acquis ou introduits dans l’Union européenne avant que l’espèce ait été inscrite sur la liste des espèces protégées au titre de CITES (1975 ou 1977 selon la catégorie de rhinocéros).
Les opérateurs peuvent consulter la réglementation et le statut des espèces sur le site dédié du ministère de l’écologie (http://cites.application.developpement-durable.gouv.fr) et saisir le bureau des échanges internationaux d’espèces menacées du même ministère (à l'adresse suivante : cites@developpement-durable.gouv.fr).
Pour obtenir un CIC, ils doivent s’adresser auprès de l’autorité administrative compétente, à savoir auprès de la Direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie (DRIEE) pour l’Ile de France ou auprès de l’une des vingt et une Directions Régionales de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL).
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